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Bien-être individuel ou collectif, synonyme de durabilité

jeu, 06/10/2010 - 14:15

J'ai été interrogé il y a quelques temps par un journaliste qui me demandait pourquoi, en général, des considérations d’ordre social sont associées au Jour de la terre, au même niveau que les préoccupations environnementales. Cela me semble, pour ma part, tout à fait évident, mais je pense que beaucoup de gens associent, en premier lieu, les questions environnementales à l’évènement, avant de prendre conscience que des considérations sociales plus larges s’y rattachent, et donc, ne voient pas nécessairement la connexion.
 
Le fait est que la Terre survivra, dans une certaine forme, avec ou sans la présence humaine. Les efforts visant à protéger l'environnement, visent, dans les faits, la protection de l’espèce humaine. Pourtant, cela ne peut pas être réalisé sur une échelle individualiste. L'environnement ne peut pas simplement être bénéfique pour ceux qui peuvent se l’offrir, parce que l'environnement sur la terre est un espace partagé.
 
Le but et l'objectif ultime du développement durable est le bien-être individuel ou collectif, c'est-à-dire une question d’ordre social. Les moyens pour atteindre ce bien-être social sont l'économie, la finance, le marché, et la limite ultime reste l'environnement. En d’autres termes, le seul objectif de l’activité des marchés devrait tendre vers l’amélioration du bien-être collectif, tout en exerçant des pratiques respectueuses de l'environnement.
 
Les ateliers de misère, et autres formes d’exploitation de l'être humain, ne contribuent en aucun cas au bien-être collectif. Que cela puisse profiter à un petit nombre au détriment de beaucoup, relève d’une vision à court terme.